Un arrachage bénéfique

Le roseau commun exotique est une plante envahissante qui abonde dans la péninsule ontarienne et le sud du Québec.

Les denses roselières modifient l’habitat aquatique et réduisent la lumière. Un important déclin de la biodiversité s’ensuit, notamment chez les larves d’insectes, les escargots, les vers, les écrevisses et les mulettes. Des scientifiques de l’Université Trent, à Peterborough, en collaboration avec une firme de consultants en environnement, ont recensé les communautés de macroinvertébrés dans le parc national de la Pointe-Pelée, une zone affectée par ce roseau exotique.

C’est en comparant le nombre et la densité de macroinvertébrés dans trois sites — un site envahi par le roseau, un site traité par arrachage manuel et un site contrôle non envahi — que l’équipe a constaté que le site envahi présentait une densité d’invertébrés trois fois moindre que celle du site contrôle, alors que le site traité démontrait, deux ans après le traitement, une densité deux fois supérieure à celle du site envahi. Cependant, bien que l’abondance en invertébrés et la richesse taxonomique du site traité semblent en voie de se rétablir deux ans à peine après l’éradication du roseau, la composition de sa communauté reste encore distincte du site contrôle. Les résultats suggèrent néanmoins que la gestion de ce roseau, en particulier son élimination manuelle, constitue une solution écologique de rétablissement des milieux humides envahis.

Source : Facets, février 2026

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