Compétion aérienne

Plusieurs raisons expliquent le déclin des oiseaux consommateurs d’insectes ailés, mais la diminution globale des arthropodes figure au premier rang.

Afin de mieux définir les facteurs alimentaires qui sous-tendent la baisse inégale des effectifs d’espèces d’hirondelles et de moucherolles dans l’est du pays, des chercheurs de l’Université du Nouveau- Brunswick ont étudié la composition taxonomique de leur diète insectivore respective, espérant dégager des tendances pouvant éclairer le phénomène et générer des pistes de solution.

Six espèces sympatriques ont fait l’objet de capture dans l’isthme de Chignectou, près de Tantramar, au Nouveau-Brunswick : les hirondelles rustique, bicolore, à front blanc et de rivage ainsi que les moucherolles des aulnes et tchébec. À la suite d’analyses génétiques de leur fiente, l’abondance des genres par ordre et famille d’insectes a été déterminée. Il appert que l’hirondelle rustique et les moucherolles des aulnes et tchébec consomment une grande diversité de diptères terrestres alors que les trois autres espèces d’hirondelles préfèrent les diptères aquatiques, des arthropodes riches en acides gras bénéfiques aux oisillons. De plus, les hirondelles rustique et bicolore ainsi que les moucherolles des aulnes et tchébec présentent une diète plus vaste et généraliste que les hirondelles à front blanc et de rivage. À la lumière de ces résultats, l’équipe juge qu’il est essentiel de comprendre précisément la nature des régimes alimentaires des oiseaux insectivores en déclin dans le contexte d’un climat changeant.

Source: Ornithology, décembre 2024

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