Un autre tranche de mammouth?

La culture Clovis réfère aux communautés humaines établies au sud des glaciers qui occupaient encore l’Amérique du Nord il y a 13 000 ans.

Définir avec précision en quoi consistait le régime alimentaire de ces populations permettrait de mieux comprendre la rapide expansion humaine à travers le continent ainsi que son influence sur l’extinction de certains macromammifères en fin de période pléistocène. Une équipe de chercheurs canadiens et états-uniens croit avoir découvert ce qui était le plus souvent au menu de ces pionniers.

C’est en analysant le ratio des isotopes de carbone et d’azote contenus dans les restes d’un nourrisson appartenant à la culture Clovis que les biologistes ont pu présumer la signature isotopique de la femme qui l’allaitait. En construisant des modèles incorporant la signature de différentes proies de l’époque, l’équipe conclut que le mammouth fournissait la part dominante des protéines ingérées par ces humains, suivi par le wapiti et le bison. En outre, une analyse de la signature isotopique de cette femme en regard de celles d’espèces prédatrices carnivores ayant vécu à cette époque démontre aussi une concordance avec la signature du chat des cavernes, un puissant félin aux dents acérées, dont la diète était, de même, surtout composée de mammouths. Les chercheurs émettent l’hypothèse que cette habileté à chasser la mégafaune a permis à la culture Clovis de se répandre sur le continent jusqu’en Amérique du Sud.

Source: Science Advances, décembre 2024

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