Un gut feeling

La marmotte de l’île de Vancouver est menacée de disparition.

Bien qu’un programme d’élevage en captivité permette l’introduction de nouvelles bêtes, le taux de mortalité hivernale est plus élevé chez les marmottes réintroduites que chez celles à l’état sauvage. Des biologistes de l’Université Laurentienne, à Sudbury, et du Zoo de Toronto croient être sur la piste d’un suspect : une divergence dans la composition de la flore microbienne intestinale.

C’est en analysant le contenu bactérien des fèces de bêtes élevées en captivité et en le comparant à celui de spécimens sauvages que les scientifiques ont formulé cette hypothèse. Pauline van Leeuwen, auteure principale de l’étude, explique : « Les résultats révèlent une plus grande diversité de la flore intestinale chez les marmottes élevées hors de leur habitat naturel, probablement due à des différences alimentaires. Ces changements microbiens pourraient nuire à la survie des marmottes lors de leur réintroduction en provoquant des désordres inflammatoires et métaboliques qui s’apparentent aux causes de décès observées. » Parmi les avenues envisagées pour diminuer le taux de mortalité, l’équipe suggère, comme conditions préalables à la réintroduction, un retour progressif vers une alimentation plus proche de celle disponible à l’état sauvage ainsi que plus d’un cycle d’hibernation dans un enclos situé dans le milieu naturel de l’esoèce.

Source: Conservation Physiology, octobre 2024

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