OGM et diversité aviaire
En vingt ans à peine, le maïs, le soya et le coton génétiquement modifiés (GM) ont acquis une place prépondérante dans les champs cultivés de l’Amérique du Nord.
L’ajout dans leur ADN de gènes spécifiques confère à ces plants une tolérance à de nombreux herbicides et renforce leur résistance aux insectes. Si l’introduction de ces traits a beaucoup transformé l’utilisation et la nature des pesticides épandus, elle a également entrainé une réorganisation de l’écosystème du champ. Comment ces changements ont-ils affecté la diversité des oiseaux insectivores et des oiseaux granivores ? C’est ce à quoi ont voulu répondre des biologistes de la Colombie-Britannique et de la Californie.
En comparant dans le temps les populations aviaires par le biais des observations du North American Breeding Bird Survey (BBS) dans des cultures GM et non GM, les biologistes ont noté que les oiseaux insectivores ont bénéficié de l’adoption des cultures GM, plus particulièrement dans les plantations de coton. En revanche, le nombre d’oiseaux granivores a diminué légèrement après la transition vers des cultures GM. Si l’adoption de telles cultures a eu un léger effet positif sur l’abondance globale des oiseaux, cet effet varie selon les groupes d’espèces, engendrant des conséquences potentiellement importantes sur la composition des communautés aviaires et les services écosystémiques associés aux milieux agricoles.
Source: Nature Sustainability, juillet 2024
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