Le sacrifice d’une nymphe
Alors que les colonies de fourmis se réveillent du long hiver et que chaque individu retourne à ses occupations, une récente découverte sur les larves malades a été mise en lumière par des chercheurs de l’Institut des sciences et des technologies d’Autriche (ISTA). En effet, les nymphes de fourmis gravement atteintes d’une maladie ne cherchent pas à dissimuler leur état ou à obtenir de l’aide : à l’inverse, elles dégagent une odeur particulière qui avertit immédiatement la colonie. Ce signal pousse les ouvrières à ouvrir les cocons et à traiter les nymphes avec de l’acide formique, ce qui empêche l’infection de se propager. Cependant, ce procédé tue irrémédiablement la nymphe malade, mais il protège l’ensemble de la colonie et assure sa pérennité. Les chercheurs ont aussi constaté que seules les nymphes très malades, et donc probablement condamnées de toutes façons, émettent cette odeur, preuve de la précision remarquable de ce système d’alerte interne. Selon les scientifiques, il s’agit là d’une autre preuve qu’une colonie de fourmis agit plutôt comme un super organisme, un peu comme se coordonnent les cellules dans le corps d’un animal.
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https://www.sciencedaily.com/releases/2025/12/251203010205.htm
Crédit photo : Nathaniel Barry


