La migration assistée

Considérant l’augmentation des températures et les printemps toujours un peu plus hâtifs, certaines espèces d’arbres et arbustes dans le sud de Québec seront moins favorisées à l’avenir, comme les épinettes. De surcroît, les insectes exotiques envahissants et les champignons pathogènes risquent de continuer à faire leur apparition chez nous, fragilisant davantage notre forêt. La disparition du frêne étant un exemple des changements rapides dont nous sommes témoins, comment préserver la forêt et les nombreux services dont nous tirons profit?

Afin de faire face aux changements climatiques, la stratégie de la migration assistée semble gagner en popularité, autant en terres publiques qu’en terres privées. La migration assistée consiste à tenter de prévoir quelles seront les essences d’arbres les mieux adaptées aux conditions de demain, et à en favoriser délibérément le déplacement (généralement du sud vers le nord).

Les essences que les biologistes souhaitent déplacer, comme le Tulipier de Virginie, peuvent être introduites par plantations d’individus déjà bien développés, ou par des semences. Patricia Raymond, chercheuse au ministère des Ressources naturelles et des Forêts, dirige un projet pilote de migration assistée. Plusieurs autres chercheurs se penchent actuellement sur cette stratégie, mais beaucoup de questions restent encore à étudier quant à l’adaptation possible des essences du sud à nos sols et à nos écosystèmes en général.

Pour plus de renseignements :

https://www.cef-cfr.ca/uploads/Actualit%C3%A9/MigrationAssistee.pdf

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