Bienvenue

Pas de crise du logement pour les moucherolles phébis autour de chez moi. Faut dire que le coût du loyer est particulièrement bas! Depuis plusieurs années, j’ai installé une toute petite plate-forme sur l’un des murs de ma grange, bien à l’abri des intempéries. Un couple de moucherolles y revient année après année bâtir son nid avec les matériaux du coin : boue, mousse, brins d’herbe fins et parfois quelques plumes. Il en profite pleinement puisque, plus souvent qu’autrement, il donne naissance à deux couvées. Cette année, un autre moucherolle a commencé à tourner autour de la maison, plus précisément tout près d’une fenêtre du bureau de Nature sauvage. J’ai entendu son cri souvent répété pendant de longues périodes et observé son hochement de la queue particulier lorsqu’il est perché sur une branche. Finalement, un couple s’est installé juste au-dessus d’une gouttière sous l’avant-toit de ma maison. La femelle devrait pondre ses 5 œufs, à raison d’un par jour, au cours des prochaines semaines. Avis à d’autres moucherolles : Il y a encore plusieurs emplacements à votre disposition dans mon coin de forêt.

Pierre Hamel est éditeur du magazine Nature sauvage.

Crédit photo : Wikimedia Commons