Boule de couleuvres

Immobile sur un tapis de feuilles mortes, une couleuvre rayée profite d’une dernière douceur automnale avant que la saison froide ne s’installe pour de bon.

Sa température corporelle s’harmonise à celle de son environnement. À l’approche de l’hiver, ce reptile ectotherme s’apprête à se terrer. Il choisit un site à l’abri du gel — terrier, crevasse ou autre anfractuosité souterraine — qu’il partage avec des congénères. Ces lieux de rassemblement, les hibernacles, comptent parfois des centaines, voire des milliers d’individus pelotonnés, l’entortillement limitant les pertes de chaleur. Les couleuvres sont plongées dans un état de torpeur, coeur et respiration au ralenti. Elles survivent grâce à leurs réserves de graisse, en attente du printemps. Les mâles émergent de ce sommeil les premiers mais restent aux aguets, les femelles suivant de près.

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