Le départ du huard
Les cris plaintifs et les trémolos envoûtants du plongeon huard ne sont plus qu’un souvenir des vacances d’été.
Les adultes nicheurs ont déserté leur lac afin d’entamer leur migration, laissant les juvéniles traîner quelques semaines de plus. Les envolées représentent toujours un défi pour ces gros oiseaux qui doivent courir à la surface de l’eau sur plusieurs dizaines, voire centaines de mètres, en battant des ailes vigoureusement, pour réussir à décoller. Les plongeons huards volent de jour, en solo ou en petits groupes, à près de 100 km/h, puis se rassemblent sur de vastes lacs pour la nuit. Leur voyage migratoire les mène vers les rivages de l’Atlantique, où ils passent l’hiver dans les baies. Les juvéniles y demeureront quant à eux deux ans, alors que les adultes nicheurs remettront le cap vers leur aire de nidification à temps pour le dégel des lacs.
Crédit photo: Yves Kéroack / Québec couleur nature


