Fleur éphémère

Une nouvelle pousse naît à travers la litière d’une érablière du sud du Québec.

La fleur solitaire de la sanguinaire du Canada apparaît, enveloppée d’une large feuille qui se déroule et expose ses multiples lobes. De huit à seize pétales blancs entourent des étamines d’un jaune vif. Les abeilles en récoltent le pollen, rare à cette période de l’année. Hélas, la floraison dure à peine plus de deux jours. Les fruits allongés sont convoités par les fourmis qui les récoltent, les déplacent et en mangent la chair, contribuant à la dissémination de la plante. La sanguinaire — également nommée sang-dragon — tire ses appellations française et anglaise (bloodroot) du latex rouge qui s’écoule du rhizome cassé. Les Autochtones s’en servaient comme teinture. Cette plante est connue pour certains usages médicinaux, considérés risqués à cause de la toxicité de cette cousine du pavot.

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