Oomingmak

Ce mot inuit, significant «le barbu», désigne le boeuf musqué.

Et du poil, celui-ci n’en manque pas pour supporter le froid polaire. Il porte un manteau de longs jarres qui traîne presque à terre et qui le protège des éléments. Son pelage est doublé d’un fin duvet laineux aux propriétés isolantes qui couvre également le bas de ses pattes. Oreilles, courte queue et bases des cornes sont enfouies dans la fourrure. Lorsque la température est glaciale, les 10 à 20 individus qui forment les troupeaux se blottissent les uns contre les autres pour conserver leur chaleur. Ces ruminants grattent la neige avec leurs sabots coupants afin d’accéder à la végétation qu’ils broutent. Trop de neige ou de glace limitent l’accès à leur nourriture, une catastrophe pour cette espèce qui a bien faille disparaître au siècle dernier. Réintroduit en divers lieux, dont la péninsule d’Ungava, le boeuf musqué a vu ses populations s’accroître.

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