Retour à l'accueil

s
Été 2010
Le carcajou, une légende vivante • L’Arctique canadien fond à vue d’œil • Grand reportage photo : les prédateurs en action • Le parc national du Mont-Saint-Bruno, une oasis dans la plaine • Tadoussac, grand carrefour migratoire.
Suite


Abonnez-vous!
Vous pouvez vous abonner en ligne!

ou par téléphone 514 521-8356
ou 1 800 567-8356, poste 504

4 numéros - 18,50 $ + taxes = 20,88$ une économie de 22 % du prix en kiosque


Jeux de société
par Michel Leboeuf


VIVRE EN GROUPE n’est pas toujours facile. Mais les avantages semblent plus nombreux que les inconvénients. C’est pourquoi, outre Homo sapiens, plusieurs autres espèces y ont recours. Le plus important bénéfice de vivre en communauté est sans aucun doute de pouvoir mieux se défendre contre les prédateurs. Au sein des sociétés animales, chaque individu profite des yeux, des oreilles et du nez de tous les autres pour détecter des ennemis potentiels. Découvrez plusieurs autres avantages à vivre en société en parcourant GRANDEUR NATURE, notre grand reportage photo. Chez certains animaux sociaux (perroquets, loups, baleines, dauphins, primates), la socialisation passe par le jeu. Une manière pour l’animal, croit-on, d’apprendre les tactiques de poursuite et de capture des proies propres à son espèce, de se mesurer à ses congénères pour mieux prendre son rang de dominé ou de dominant, et enfin d’augmenter ses capacités cognitives et innovatrices.

La loutre de rivière est l’une des espèces vedettes de cette édition de Nature sauvage. Joviale sauvagesse, elle ne rate jamais une occasion, même adulte, de batifoler dans l’eau en compagnie de ses semblables. Une surprenante disposition au jeu, dont bien peu de personnes – outre quelques rares chanceux – sont témoins. Active toute l’année, la loutre folichonne même l’hiver, glissant sur les talus de neige ou de glace, apparemment sans aucune autre raison que le plaisir inhérent à la chose. Serait-ce du fait qu’en cette saison, les poissons engourdis, proies faciles, lui laissent plus de temps pour s’amuser ?

Ce numéro de Nature sauvage vous invite également à la découverte d’un autre pays à la fois tout près et si loin : la toundra. Un endroit rigoureux, au sol ingrat et froid, considérablement moins diversifié que notre pays à nous, celui du Sud, mais qui, en raison de ses ressources formidables, alimente ces jours-ci les rêves de grandeur de nos élites politiques et des partisans du développement tous azimuts. Pourtant, la toundra est un écosystème unique, et tout y est demeuré intact depuis des millénaires, en fait depuis que les derniers glaciers l’ont mise à nu. Raison de plus pour s’interroger avant de s’y aventurer plus avant. Fruit du hasard des choix de sujets pour cette édition, quelques animaux sociaux traités dans GRANDEUR NATURE, comme le caribou et le boeuf musqué, sont des espèces emblématiques de la toundra. Des espèces qui jouent chaque hiver à un jeu dangereux : celui du tout pour le tout. Car là-haut, il n’y a pas de faux-fuyant ; tout y est net, froid, cristallin. Il faut endurer pour durer, un point, c’est tout. La chair de poule, c’est pour les bêtes du Sud.

 

Feuilletez le magazineFaites une visite virtuelle de notre premier numéro. N’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires. Dites-nous ce que vous aimez, ce que vous aimeriez voir et lire dans Nature sauvage. Dernière petite chose : dites-nous donc aussi combien de fois vous avez feuilleté cette première édition... En bas de trois fois, nous nous inquiéterons. Plus d’une dizaine de fois, nous aurons compris avec plaisir que notre nature n’est plus aussi sauvage qu’elle l’était !